Le PEV dit clairement OUI à la prévoyance vieillesse 2020 et à la sécurité alimentaire

Au cours de sa 1ère assemblée extraordinaire des délégués 2017 à Münsingen BE, les délégués du PEV ont dit clairement OUI à la prévoyance vieillesse 2020. De plus, ils ont voté en faveur du contre-projet direct à l’initiative pour la sécurité alimentaire qui a elle été retirée. Ils ont également élu la nouvelle présidence du Parti à l'unanimité.

Avant que la Conseillère nationale PLR Christa Markwalder, BE, présente les arguments contre la prévoyance vieillesse 2020, la Conseillère nationale PEV Maja Ingold, ZH, a clairement souligné l’urgence de prendre des mesures pour une réforme juste pour les générations : «Si cette réforme échoue, le déficit de l’AVS atteindra 40 milliards de francs en 2030. Le fonds de compensation de l’AVS ne serait alors plus en mesure de couvrir les rentes actuelles !» La solidarité intergénérationnelle serait mise à l’épreuve de manière de plus en plus intense : «Alors que ce sont actuellement 4 actifs qui financent un rentier, ils ne seront bientôt plus que 2 à payer pour financer une rente identique», a explicitement précisé Maja Ingold.

Rentes assurées et pertes entièrement compensées

Maja Ingold s’est clairement positionnée en faveur de la réforme. Grâce aux mesures d’assainissement des 1er et 2ème piliers ainsi que grâce à la hausse de la TVA et des cotisations pour le financement, les rentes seraient au moins garanties jusqu’en 2030. La prévoyance vieillesse serait ainsi assurée pour la prochaine décennie, et cela grâce à des mesures de compensation quasiment exhaustive.

Naturellement, cette proposition de réforme est un compromis. «Mais il s’agit de compromis qui peuvent bel et bien être acceptées par toutes les générations de la population. Les corrections permettent de prendre en compte également les jeunes ainsi que les enfants. Cette attitude respectant les générations futures est très importante pour le PEV».

De plus, «La solution la plus coûteuse n’est pas une réforme! Un échec serait plus lourd à porter pour les jeunes générations que n’importe quelle solution provisoire».

Toutefois, Maja Ingold a précisé que ces réformes constituent un premier pas important et urgemment nécessaire: «Après cette révision, le développement de l’AVS devra être rapidement pris en main afin de ré-pondre aux défis posés par la démographie et les développements sociétaux», a souligné Ingold.

Les délégués ont suivi la recommandation de leur Conseillère nationale et ont dit OUI à la prévoyance vieillesse 2020, ainsi qu’à l’augmentation nécessaire de la TVA pour son financement, par 82 voix contre 3 et 5 abstentions.

Localement adapté et économe en ressources naturelles

Markus Ritter, Conseiller national PDC, SG, a clairement présenté les arguments en faveur du très largement soutenu contre-projet à l’initiative « Pour la sécurité alimentaire », qui a elle été retirée.

Le projet souhaite ancrer la sauvegarde des terres agricoles dans la Constitution, tout comme le soutien aux produits issus d’une production adaptée au site et économe en ressources naturelles. L’agriculture ainsi que le secteur agro-alimentaire doivent être tournés vers le marché. Le protectionnisme ne doit pas constituer une barrière pour les pays en voie de développement dans la vente de leurs produits.

Les délégués ont décidé par 74 voix contre 4 et 12 abstentions de dire OUI au contre-projet direct à l’initiative populaire « Pour la sécurité alimentaire ».

La direction du parti, nouvellement créée suite à une révision des statuts, a ensuite été élue à l'unanimité.

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